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Extractions du pétrole et du gaz au Sénégal et en Mauritanie L’équation des financements

Extractions du pétrole et du gaz au Sénégal et en Mauritanie L’équation des financements


Posted: May 31st, 2016 by: HartNamtemah Team


By Mamadou Sèye, collaborateur à Harnamremah ( Dakar, Sénégal)

Le Sénégal et  la Mauritanie ne semblent pas du tout ébranlés par la situation qui prévaut dans le monde des hydrocarbures et qui se caractérise essentiellement par la chute du cours du pétrole.

Et ce, au lendemain de la tenue du sommet de la COP21 à Paris , un sommet qui laissait entrevoir une  vue à la hausse des exportations américaines sans compter la volonté désormais affichée de propulser l’économie verte.

Si l’enthousiasme des deux pays continue d’être  soutenu, c’est que du point de vue des experts, dans un futur proche,  précisément  vers 2020, ils pourront être exportateurs parce que leurs gisements sous marins le leur permettront.

D’autre part, L’Europe en tant que grande consommatrice d’énergie connaît une proximité relative avec les deux pays, ce qui constitue un atout considérable car le marché est appelé à  se corriger avec comme effet induit la relance de la demande.    

Cet argumentaire est partagé par Thomas Golemski de la compagnie américaine KOSMOS qui a confié à l’AFP que la demande de pétrole et du gaz continuera d’augmenter à cause de l’exode rural, étant entendu que les arrivants dans les villes voudraient profiter de commodités qu’offrent ces contrées.

M. Golemski évalue à 500  milliards de mètres cubes les réserves de gaz d’un gisement à cheval entre la Mauritanie et le Sénégal et ce après le forage de seulement quatre puits, avant la prospection pour le pétrole.

De son côté, la société britannique CAIRN Energy qui fait des explorations pétrolières au large du sud ouest du Sénégal a également annoncé le démarrage d’un quatrième puits.

Toutefois, il y a une autre bataille à mener et qui a trait à la commercialisation des ressources.

Voilà qui explique que CAIRN Energy et KOSMOS soient en négociation avec des entreprises pour l’extraction et la distribution.

Car il faudrait des investissements se chiffrant à plusieurs milliards de dollars, ce qui ne constitue point la partie la plus aisée de l’affaire.

C’est l’avis de David Thomson du cabinet Mackenzie selon qui : « il faudra du temps ; ce sont des projets massifs à haute intensité en capital, surtout avec la conjoncture économique ; mais les sociétés impliquées devraient y parvenir ».

Le Kenya et la Tanzanie préfèrent eux attendre un contexte plus approprié,  ce que conseille Nadine Koné de l’ONG OXFAM au Sénégal et à la Mauritanie : »il y a une absence de vision claire quant à l’utilisation de ces ressources ».

A tout cela il faut ajouter les possibilités d’un rendement faible à l’exemple du champ pétrolier mauritanien de Chenguetti qui se trouve au large de Nouakchott dont la production depuis 2006 ne représente qu’une simple fraction des prévisions.

Malgré tout cela, les Etats dont il est question et qui détiennent 10% des parts dans chacun des projets misent beaucoup sur les recettes escomptées pour s’extraire de la pauvreté et du sous développement chroniques.   

A l’occasion de la fête de l’indépendance célébrée le 4 avril dernier au Sénégal, le Président Sall assurait que l’Etat a pris toutes les mesures nécessaires pour que les recettes soient utilisées dans la plus grande transparence et dans l’intérêt « bien compris des génération actuelles et futures ».

Quant à la Mauritanie, elle avait crée en 2006 un fonds National des Revenus des Hydrocarbures(FNRH) , après son adhésion en 2005 à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives(ITIE) .

Et selon l’économiste mauritanien Ould Mohamed, cela réduit considérablement la corruption de grande échelle : « la Mauritanie est obligée de rendre publics tous les paiements reçus de ses entreprises, elles mêmes tenues de déclarer tous les versements effectués au profit de l’Etat ; et les comptes font l’objet d’audits publics par des cabinets internationaux ».

En tout état de cause, si les compagnies Kosmos et Cair Energy se déploient tant pour l’extraction et la commercialisation tant du pétrole que du gaz, c’est sans doute parce que les attentes sont fortes et diverses : les enjeux financiers sont clairs et elles pourraient même être rejointes plus tard par d’autres compagnies, probablement en provenance de l’Asie.

L’autre élément, c’est que les populations concernées peuvent valablement nourrir l’espoir que ces richesses naturelles leur profiteront au sens où leur commercialisation  leur permettra, relativement, de sortir enfin de la pauvreté qui mine leur existence. En effet, la relance de l’économie sera effectivement au rendez vous  avec comme effets induits la lutte contre le chômage des jeunes notamment. Des jeunes qui, devant le manque de perspectives, empruntent des embarcations qui coulent au fonds de la mer, mettant ainsi brutalement fin à leur vie, brisant du même coup leurs rêves.



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